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En désintox sur Zombieland

Le ventilo échappé de Brazil avait failli me décapiter en tombant du plafond. Rien à dire, je nageais en pleine authenticité. Z’avaient pas lésiné sur le décor. Dehors, un volet claquait sans discontinuer et des immeubles déglingués s’alignaient à perte de vue. Le vent se glissait partout et jouait négligemment avec un drapeau en lambeau. C’était lui le boss désormais. Même les oiseaux avaient changé d’État… Un soleil assassin attendait le chaland en faisant cramer de vieilles carcasses de bagnoles.
Je contemplais ma valise grande ouverte sur un immense lit. Un groom aux allures de vigile venait de la fouiller après m’avoir confisqué mon smartphone. De toute façon, y avait pas de réseau. Mais c’était pas la peine de discuter : j’avais signé pour le meilleur et pour le pire.
Sur un petit meuble sixties qui avait dû arborer des couleurs pimpantes,  un tourne-disque attendait prêt de sa pile de vinyles : Lou Reed, Bowie, Dylan, Leonard Cohen, Janis Joplin, The Rolling Stones… que du lourd ! J’allais me régaler. Il fallait juste attendre que la panne d’électricité soit réparée…
Bon, autant s’y mettre. C’est surtout pour ça que j’étais là. Me désintoxiquer et écrire… J’avais tout de suite repéré le bureau, un gros meuble calé face à un mur beige à peine fendillé. Peu de chance d’échapper à mon imagination. Et posée là, comme une reine, une énorme Underwood ! C’est exactement ce qui était indiqué dans la brochure : « Une machine à écrire entièrement mécanique sera mise à la disposition des curistes.» À côté de la bête, un mode d’emploi expliquait son maniement : « Lorsqu’on arrive à l’extrémité de la feuille, ou lorsqu’on veut aller à la ligne, on actionne le levier de retour de chariot, situé au bout de celui-ci, ce qui permet de réarmer le ressort en ramenant le chariot en début de ligne et d’actionner un mécanisme qui fait tourner le cylindre d’un cran pour aller à la ligne suivante. » *
Je m’installais pour la tester. J’attrapais une feuille blanche, l’enroulais et commençais à tapoter maladroitement les « lettres gravées sur leur petit bloc de métal ». J’avais deux mois pour m’habituer au clavier américain. C’est en me relisant que j’ai remarqué qu’il manquait le R. J’en parlerai au groom… ou pas. Après tout, ça pouvait être un truc encore plus motivant. Peut-être l’occasion de faire un remake de La disparition
En tout cas, il n’y avait aucune possibilité de liker avec cette bestiole. Et c’était ça l’essentiel.  Pas possible non plus de partager la moindre photo ou d’aller vérifier des trucs sur Google… J’étais à nouveau seule sur ma planète, sans R mais avec toutes les autres lettres pour essayer d’inventer la vie.

Marie-Hélène Branciard – 31 juillet 2017.

* Wikipédia – Article « Machine à écrire« .

Photo : City Of Detroit Teeters On Bankruptcy As State Audits Its Finances (Photo by J.D. Pooley/Getty Images).

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Contact Marie-Hélène Branciard auteure de #Jenaipasportéplainte

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Née au siècle dernier au Sahara, Marie-Hélène Branciard a vécu à Lyon, Paris et Dijon. Après des études de sociologie, elle a été successivement pigiste, chargée d’études sociologiques… Actuellement webmaster pour le site du salon Des Livres en Beaujolais, elle écrit son troisième roman et tient un blog dédié au design et à l’écriture.

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Lecture de #Jenaipasportéplainte : dialogues théâtralisés…

Suite à une proposition d’une troupe d’actrices du Centre LGBT Paris Ile de France, j’ai réécrit quelques extraits du polar #jenaipasportéplainte sous forme de dialogues théâtralisés.
Trois 
scènes se succèdent pour garder le rythme du livre construit sur celui des séries TV. Une lecture a eu lieu le 22 juin 2017 au Centre LGBT Paris-ÎdF

D’autres ouvrages présentés au 6e Salon du Livre Lesbien étaient également « mis en scène »  : « Anveshan » de Sylvie Géroux ; « L’Amour rêche » de Valérie Dureuil ; « Piste rose » de Cy Jung ; « Ladie’s Taste » de Laura Trompette ; « X » de Fanny Mertz ; « Contes à Rebours » de Typhaine D.

Voici le texte avec quelques photos des actrices en action. Merci à elles pour cette lecture originale de mon polar !

#JENAIPASPORTÉPLAINTE / DIALOGUES THÉÂTRALISÉS

SCÈNE I 

Noir complet. Musique “See you all” ou “World Falls Apart”.  (Ambiance fin du monde).
Scène s’éclaire progressivement en même temps que la musique s’estompe.
Trois personnes (Le chœur) alignées de dos. Habillées en noir avec sweet, capuche sur la tête.

Chœur 1 se retourne, elle a un masque Anonymous. Elle récite un poème (ton monocorde) :
« Ton avatar caché entre deux touches de mon clavier
Aucune trace du mal que tu m’as fait… en vrai
Mais tout est brisé au fond de moi… en moi
Mais #jenaipasportéplainte / But #Ididntreport / Haber #ichhabnichtangezeigt »

• Chœur 2 se retourne (elle a également un masque Anonymous) et enchaîne :
« Tout a commencé quand j’ai lu ce poème glauque sur le Facebook d’une Marylin aussi victime que la vraie… Et puis il y a eu cette série de tweets avec le hashtag #jenaipasportéplainte. Des femmes du monde entier qui ont expliqué en 140 caractères pourquoi elles n’ont pas porté plainte après un viol ou une agression sexuelle »

• Chœur 3 se retourne (elle a également un masque Anonymous) et enchaîne :
—  Je n’ai pas porté plainte parce que c’est lui qu’on a cru
• Chœur 1 :  Je n’ai pas porté plainte parce que j’étais saoule
• Chœur 2 : Je n’ai pas porté plainte parce qu’un psy m’a dit que ce n’était pas un viol s’il n’avait pas d’arme
• Chœur 3 :  Je n’ai pas porté plainte parce que je n’ai ni crié, ni mordu, ni frappé
• Chœur 1 : Je n’ai pas porté plainte parce que c’était le mec avec lequel je vivais…
• Chœur 2 : Je n’ai pas porté plainte parce que Zorro est arrivé juste à temps pour l’empêcher de me violer, et qu’une tentative « c pas si grave »
• Chœur 3 : Je n’ai pas porté plainte parce que c’était mon cousin et j’avais peur que ma famille ne me croit pas.

Noir complet. Silence. Puis voix qui sort de la nuit :

• Chœur 3 : Il y a des tas de raisons pour ne pas porter plainte après un viol. Mais moi, j’ai porté plainte et j’ai perdu… Le salopard qui m’a violée a nié et je n’ai pas pu prouver sa culpabilité. Alors, quand j’ai lu tous ces messages je me suis dit : « Mais putain de bordel de merde pourquoi pleurer partout qu’on n’a pas porté plainte ?!! Ça leur fait une belle jambe aux violeurs… Ça peut même les conforter dans leurs certitudes d’être intouchables ce type de message.
Alors, les filles, je vais vous raconter ce que j’ai fait…

SCÈNE II

Noir complet. Silence. Scène s’éclaire progressivement.
Le Chœur a disparu. On découvre une table de bar avec 3 ou 4 chaises autour.
Une fille (Daria) est installée devant une Tequila et regarde attentivement autour d’elle, tout en consultant son smartphone. Elle porte un t-shirt facilement reconnaissable de loin [dans le polar il s’agit d’un t-shirt I Don’t Give A Fuck des Peaches mais ça peut-être Gossip, Indochine, Lady Gaga…].
Musique de fond : I U She des Peaches ou Fuck you de Lily Allen
Le téléphone de Daria sonne. Elle répond. La musique de fond s’estompe.

• Daria : Salut Zabou… Ouais… Ok… Euh, j’suis au Banana là, mais je peux pas trop te parler.
Elle écoute la réponse.
— Je fais la chèvre.
Elle sourit en disant cela tout en surveillant les alentours. Elle rigole doucement en entendant ce que lui dit Zabou au téléphone et répond en baissant la voix :
— En fait… je sers de proie. Mafalda a repéré deux tordus qui piègent des homos… Du coup on essaye de les coincer. J’ai rendez-vous avec une certaine Juliette… J’te laisse !
Daria raccroche alors qu’une jeune femme s’avance vers elle et lui fait signe qu’elle a reconnu son t-shirt. La femme est super sapée, mini-jupe, cheveux longs blonds, lunettes fumées, rouge à lèvres. Elle sourit largement. Très à l’aise.

• Juliette : Chouette t-shirt !
• Daria : Merci…
Juliette s’installe. Elle mate discrètement vers le bar ou on imagine que son acolyte est installé.
Daria sourit également, d’un sourire moqueur. Elle sort une photo de son sac :
• Daria : Sans vouloir être désagréable, tu ressembles pas vraiment à la super meuf de ton profil Facebook.
Juliette se crispe un peu mais continue de sourire.
• Juliette : Ah Ah ! toi non plus !
• Daria : Ouais sauf que moi j’ai pris une photo de Shane, l’actrice de The L Word, c’est évident que j’vais pas lui ressembler.
• Juliette : C’est vrai… bon, on s’en fout non ? Si on allait discuter chez moi ?
• Daria : Y a pas le feu ? Si ? Je sais bien que je suis irrésistible, mais bon… je boirai bien une autre Téquila moi !
• Juliette : Ok (du bout des lèvres).
Sur ce, Mafalda déboule, portable en bandoulière dans son Bag Street, perruque rose, perfecto brillant, smartphone à la main. Elle les toise du haut de son mètre 80, fait la bise à Daria, attrape une chaise et s’assoit à la cow-boy, jambes écartées et dossier devant elle.
• Mafalda : Ça va ?! J’espère que j’dérange pas ?
Maf arbore un sourire hilare.
• Daria : Du tout… Juliette, je te présente Mafalda.
• Juliette : Enchantée.
Juliette sourit à peine, de plus en plus crispée. Elle attrape son sac et lance à Daria :
— Bon, on y va ?!
• Mafalda : Vous allez où ?
• Daria : Chez Juliette. Tu veux venir ? Daria dévisage insolemment Juliette et lui demande : ça te dirait un plan à trois ?
Entre temps, Mafalda a pris plusieurs clichés de Juliette, sans se cacher, presque à bout portant. Elle vérifie la qualité des images sur son smartphone.
• Mafalda : Tu sais qu’t’es photogénique toi ?!
Juliette attrape son sac et se barre presque en courant sans demander son reste.
• Mafalda : C’est bon ! J’ai sa photo et celle du salopard qui l’accompagnait. Regarde les qui se sauvent !
Daria et Mafalda regardent vers l’entrée du bar. Elles ne rigolent plus du tout. Maf sort son portable et commence à pianoter à toute allure.
• Mafalda : Et hop, partagées les photos. Finie la rigolade, Roméo et Juliette ! Comme je vais vous griller partout !
Daria soupire, sombre. Elle s’envoie sa Téquila cul sec.
Noir complet. Silence puis “Standing In The Way Of Control” de Gossip.

SCÈNE III

Scène s’éclaire progressivement en même temps que la musique s’estompe. On découvre à nouveau Le chœur, toujours de dos.
• Chœur 1 se retourne et récite :
Bâtardes… Hermaphrodites… Dégénérées…
La DJ arrache son casque, lâche la manette et se fige. Après tous ses efforts pour pondre un texte qui exprimerait enfin ce qu’elle ressent, les mots se sont posés. On dirait qu’ils attendaient qu’elle lâche l’affaire, qu’elle se plonge dans ses jeux vidéo pour émerger. Elle ne sait pas trop pourquoi, mais cette fois la musique ne suffit plus. Elle a envie de dire, d’hurler et ces trois petits mots vont lui ouvrir la voie. Les mains sur son clavier magique, elle lance des nuages de mots dans la nuit virtuelle, elle déclare la guerre à la peur !
• Chœur 2 se retourne et enchaîne :
Bâtardes… Hermaphrodites… Dégénérées…
Casquées de bruits et de fureur • Elles traversent le temps • Le soleil est en deuil • Il neige sur les écrans fêlés • De leurs vies blanches…
• Chœur 3 se retourne et enchaîne :
Perchées sur leurs clouds • Casquées de bruits et de fureur • Dans leurs armures 3D • Elles ont tout oublié… • La clé des mots clés • Le tag des hashtags…
• Le chœur (les 3 ensemble) :
Le soleil est en deuil •  Il gèle sur les écrans brisés • De leurs vies blanches… • Casquées de bruit et de fureur • Elles ont tout déchiré • Le mur du son • Le ciel, l’horizon…

Noir complet. Silence.
Scène s’éclaire et les actrices viennent saluer…

 

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Rencontre-Dédicace Val Mc Dermid à Quais du polar

« ELLES ONT REFUSÉ DE SE TAIRE. ELLES ONT PAYÉ LE PRIX FORT. »

Photos Florence Gay-Corajoud

Lu, dévoré plutôt, « Les suicidées », que j’ai pu me faire dédicacer à Quais du Polar. J’en ai profité pour offrir #Jenaipasportéplainte à Val Mc Dermid en lui expliquant que ma commandante Carole Jourdan est inspirée de son inspectrice-chef de police Carol Jordan… Pas simple 😉

Merci à Florence Gay-Corajoud pour les photos. Un beau souvenir !

Présentation de l’éditeur
« Une série de suicides attire l’attention du profiler Toni Hill : les défuntes sont toutes des femmes ayant revendiqué leur engagement féministe sur Internet, et elles ont toutes été victimes de cyber harcèlement. Mais ces suicides en sont-ils vraiment ? Quel genre de tueur en série chercherait à camoufler ainsi ses crimes ? Et que signifient les livres de Sylvia Plath et de Virginia Woolf retrouvés à leurs côtés ?
L’enquête s’avère vertigineuse et Toni Hill est amené à refaire équipe avec Carol Jordan, encore fragilisée par ses propres démons. Avec l’aide d’une hackeuse de génie, ils se lancent à la poursuite d’un tueur obsessionnel qui n’a plus rien à perdre.
Dans Les Suicidées, Val McDermid reforme son duo de choc et signe un polar à vous glacer le sang, aux enjeux plus contemporains que jamais. »

«Les Suicidées», des militantes en ligne de mire
Article de Lenka Horňáková-Civade dans Libération :
« Les vraies interrogations posées par le roman sont ailleurs. A travers le personnage d’un déséquilibré, écorché vif par une enfance difficile, pleine de plaies mal soignées, l’auteure nous amène à réfléchir sur la place des femmes dans la société. Celle qu’elles veulent prendre, vivre, et celle qui leur est possible. On peut élargir cette réflexion à la possibilité d’être différent, de vivre autrement et de s’exprimer. Ici, Val McDermid parle en militante, avec conviction et verve. »

Val McDermid • Les Suicidées • Traduit de l’anglais par Perrine Chambon et Arnaud Baignot. Flammarion, 416 pp., 21 €.

Babelio rencontre Val McDermid – Les suicidées
Entretien avec Val McDermid à l’occasion de la rencontre entre l’auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 29 mars 2017 pour son roman Les suicidées.

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Personnages-polar-jenaipasporteplainte-

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 2016 – éditions du Poutan

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#Ididntreport – Thriller – Marie-Hélène Branciard

 “He is as white as a sheets, tied up to his desk chair, he clenches his teeth, determined to say nothing. A few moments ago, Margaret Thatcher made him swirl twi oy three times, by pure sadism. By his side, the other one, hidden behind its Kim Jong-un’s mask, drums casually on its I-phone. « You know, Simon, she breaks in a soft voice, we are not like your friends the cops. Contrary to them, we want the truth and we can think of heaps of unpleasant things to make the garbage of your sort speak. » #Ididntreport (extract)

PARIS, PLACE DE LA NATION…

After a pro « Same-sex marriage » demonstration, Solün, press photographer, discovers the body of a young woman. At the hospital, she meets her friends – bit of a mad group of artists – and goes with them after the attackers. The commandant Jourdan, officially in charge of the investigation will not appreciate their help… The black bird of Twitter and the shadow of some monsters are haunting the story while a mysterious DJ talks about revenge and creation…

Personnages du polar #jenaipasportéplainte

IN THIS UNCONVENTIONNAL THRILLER,
« Marie-Hélène Branciard writes about funny and charming characters, lesbians in daily resistance for the respect for their humanity, smarts hackers, all of them orbiting round the investigation led by the commandant Jourdan who will try, in spite of the difficulties, to see that culprits get to the hands of justice. » Marie Van Moere (Foreword)

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – 2016 – éditions du Poutan

BUY THIS BOOK

 

 

 

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#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman… Cineartscene

« En seulement 2 romans, Marie-Hélène Branciard a su imposer un style bien à elle, par une écriture typée, hyper contemporaine, un rythme rapide, rock’n’roll,  au service d’histoires faussement familières et de héros avec lesquels on pourrait tous être amis. Après Les Loups du remords, roman de « bande post-adolescente », son polar #jenaipasportéplainte s’est construit autour d’une passionnante expérience, entre littérature et réseaux sociaux.  Où l’on découvre une mystérieuse Shane Zooey. Cineartscene a enquêté pour en savoir plus.« 

Avec cet avatar, Marie-Hélène-Shane parle avec des inconnus, de littérature, du droit des femmes, devient amie avec certains. Et écrit, s’inspirant de ces conversations, à l’insu des ses interlocuteurs, dont plusieurs sont aussi écrivains…

Chronique d’Emmanuelle Blanchet – Lire la suite sur Cineartscene

#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman – Cineartscène – 7 janvier 2017


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#Jenaipasportéplainte à lire d’urgence avant l’apocalypse! Le Patriote

• Villefranche/Saône – Cultura – 16 décembre 2016 – 17H30 à 19H

 

 

 

 

« Vendredi 16 décembre, Marie-Hélène Branciard dédicacera de 17 h 30 à 19 h au magasin Cultura de Villefranche, son nouveau polar urbain intitulé #Jenaipasportéplainte.

Tout part de la découverte sur le net d’un mot-clic sur Twitter, d’un « hashtag » mis en ligne en 2012 par des femmes victimes de viol dans le monde entier : #Jenaipasportéplainte.
Dans un style incisif et réaliste, l’auteure lyonnaise aborde sans tabou ce sujet délicat avec en toile de fond l’ultra-connexion et la solitude des réseaux sociaux, paradoxe ultime de l’univers 2.0.
Bien que brisés, ses personnages déjantés restent en quête d’altruisme, d’amour et de sens dans un monde qui vacille.

A lire d’urgence avant l’apocalypse !

Préface de Marie Van Moere – Publié aux éditions du Poutan »

Jean-Jacques Nicoud – Journaliste-Correspondant local de presse – #Reporter 2.0
Cultura : Marie-Hélène Branciard présente son polar #Jenaipasportéplainte

LE PATRIOTE BEAUJOLAIS

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Marie-Hélène Branciard invente un style 2.0 – Cineartscene

Lip Service Series 2« Polar haletant, #Jenaipasportéplainte, est une histoire de vengeance. Et pas n’importe quelle vengeance. Celle dont toutes les femmes ayant subi un viol peuvent rêver… Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs… »

Comme pour son premier roman, Les Loups du remord, l’auteur excelle dans la construction en puzzle. Les faits sont distillés progressivement avec l’habileté démoniaque propre aux auteurs de page turner. Le lecteur ne peut que se laisser emporter, à une vitesse effrénée, dans ce récit peuplé de personnages à fort tempérament, vrais héros ou vrais méchants, odieux à souhait. Portée par son sujet, Marie-Hélène Branciard, libère son écriture et invente un style 2.0, version littéraire hyper créative, parfois poétique même, des échanges sur réseaux sociaux.


Chronique d’Emmanuelle BlanchetLire la suite sur Cineartscene

La romancière Marie-Hélène Branciard au 3e Salon Des Livres en Beaujolais – Cineartscène – 19 novembre 2016.


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#jenaipasportéplainte Vous ne lâcherez pas ce polar urbain !

« Vous ne lâcherez pas ce polar urbain, avec des bouts de campagne de Bourgogne dedans, écrit par Marie-Hélène Branciard; truffé de références sériephiles et musicales contemporaines, avec des personnages utilisant les réseaux sociaux, leur puissance d’action et de feu… »

Si vous êtes branchées blogosphère, Facebook, Twitter, vous serez en terrain connu. Si vous ne comprenez pas à quoi servent ces réseaux sociaux, vous allez en découvrir la solidarité et l’efficacité.


Lire la suite
de la chronique sur le blog d’Hypathie…

Je n’ai pas porté plainte polar de Marie-Hélène Branciard – Hypathie Blogueuse – 4 novembre 2016.

 Hypathie – Blog féministe et anti-spéciste
« Hypathie d’Alexandrie est une mathématicienne philosophe qui vécut au début de l’ère chrétienne : elle mourut avant l’âge de 50 ans, lapidée par des prêtres chrétiens fanatiques qui lui reprochaient d’avoir plus d’audience à ses cours à l’université, qu’eux n’en attiraient pour écouter leurs sermons. A ce titre, elle est une victime des préjugés millénaires contre les femmes, préjugés qui perdurent à travers l’histoire et qui offensent toujours les capacités intellectuelles, les compétences et le potentiel des femmes. Ce blog étudiera les hiérarchies d’oppression : femmes, mais aussi colonisés, éros minoritaires, animaux, tous renvoyés à l’altérité par le dominant. »


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#Jenaipasportéplainte Le poing encore et toujours levé – L’Œil et Le Gun

poing_l_oeil_et_le_gun« Avec #Jenaipasportéplainte, Marie-Hélène Branciard ose la convergence des luttes, le croisement des destins à partir d’un fait-divers tristement classique dans la vie et la littérature policière, le viol.

Le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, LE VIOL, LE VIOL, LE VIOL !
Nommer le crime heurte les yeux et les oreilles.
Normalement.

Le viol n’est-il pas d’une banalité terrifiante ? Ma question n’est pas ironique. Ce n’est pas vraiment une question. Et si aujourd’hui encore ce crime reste trop souvent enfoui dans la grotte secrète qui l’a vu se commettre c’est parce que certaines victimes ne se sentent pas la capacité d’affronter la procédure judiciaire et la marque invisible que les autres, la société, apposent sur le front molesté, la souillure invisible. Il n’y a souvent pas plus hypocrite que la réaction sociale face à la victime du viol. Le corps de la femme est un territoire pour les hommes perdus, la femme n’est pas l’égale de l’homme, la femme est un trou conçu pour recevoir les frustrations masculines.

(…) Marie-Hélène Branciard approfondit la signification de l’acte fondateur de son roman en évoquant la liberté sexuelle des deux femmes violées. (…) Elles ne porteront pas plainte, garderont la blessure jusqu’à ce que l’une d’elles décide que la résilience et tout le toutim, ne se révèle qu’un alibi servant la paix sociale hétérosexuelle et masculine, que la vengeance sera son  seul cataplasme valable dans une telle situation. J’aime ça. Assumer de se venger quand rien n’y a fait avant. On abandonne l’état de victime dans lequel la société confine les violé(e)s afin de préserver la surface lisse de son visage lâche et on s’arme pour se régénérer. Les livres sont tissés de ces vengeances fantasmées qui aident ceux qui les écrivent à vivre le mieux possible le carcan social. Si on ne pouvait pas écraser les méchants par les livres, à quoi bon lire du polar et pourquoi en écrire ? »

Il n’y a pas que cela dans #Jenaipasportéplainte. Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice. Mon personnage préféré, Mafalda, me fait furieusement penser à Beth Ditto, chanteuse de Gossip, femme (vraiment très) en chair, divine et assumée, mariée avec sa compagne  et wonderful chanteuse.
Ce roman met en lumière aussi une sorte d’écartement social entre la liberté sexuelle de la ville et une certaine fermeture des campagnes quand il s’agit d’homosexualité. Il est bien connu que nombre de jeunes en ayant été capable ont rejoint Paris, New York ou Sydney pour faire court et continental afin d’exister plus que de survivre (ou se suicider) en se cachant aux regards de celles et ceux qu’ils ou elles croisent depuis l’enfance.

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#Jenaipasportéplainte 2016 : le poing encore et toujours levé – 18 octobre 18 2016 – L’ Œil : observations, Le Gun : réflexions.

L’Œil et Le Gun
Blog tenu par Marie Van Moere – « L’œil et le gun parce que j’aime regarder l’œil noir du canon de l’arme. »

Marie Van Moere est l’auteure de Petite louve – Éd. Pocket.
« Pour venger sa fille, sauvagement agressée alors qu’elle rentrait du collège, une mère a commis l’irréparable. L’instinct a parlé. Les voilà toutes les deux en fuite sur les routes de Corse – la mère, aux abois, la gamine, petit bout de femme trop vite grandi –, traquées par la meute. Car celui que la femme sans histoire a tué, celui qu’elle considère comme un monstre, est aussi un fils, un frère appartenant à une famille de gitans sédentarisés. Une famille avec son passé et ses drames, à laquelle on ne s’attaque pas impunément.Sous un soleil impitoyable, les lois du sang et de la vengeance imposent leur cycle sans fin. »