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Rencontre-Dédicace Val Mc Dermid à Quais du polar

« ELLES ONT REFUSÉ DE SE TAIRE. ELLES ONT PAYÉ LE PRIX FORT. »

Photos Florence Gay-Corajoud

Lu, dévoré plutôt, « Les suicidées », que j’ai pu me faire dédicacer à Quais du Polar. J’en ai profité pour offrir #Jenaipasportéplainte à Val Mc Dermid en lui expliquant que ma commandante Carole Jourdan est inspirée de son inspectrice-chef de police Carol Jordan… Pas simple 😉

Merci à Florence Gay-Corajoud pour les photos. Un beau souvenir !

Présentation de l’éditeur
« Une série de suicides attire l’attention du profiler Toni Hill : les défuntes sont toutes des femmes ayant revendiqué leur engagement féministe sur Internet, et elles ont toutes été victimes de cyber harcèlement. Mais ces suicides en sont-ils vraiment ? Quel genre de tueur en série chercherait à camoufler ainsi ses crimes ? Et que signifient les livres de Sylvia Plath et de Virginia Woolf retrouvés à leurs côtés ?
L’enquête s’avère vertigineuse et Toni Hill est amené à refaire équipe avec Carol Jordan, encore fragilisée par ses propres démons. Avec l’aide d’une hackeuse de génie, ils se lancent à la poursuite d’un tueur obsessionnel qui n’a plus rien à perdre.
Dans Les Suicidées, Val McDermid reforme son duo de choc et signe un polar à vous glacer le sang, aux enjeux plus contemporains que jamais. »

«Les Suicidées», des militantes en ligne de mire
Article de Lenka Horňáková-Civade dans Libération :
« Les vraies interrogations posées par le roman sont ailleurs. A travers le personnage d’un déséquilibré, écorché vif par une enfance difficile, pleine de plaies mal soignées, l’auteure nous amène à réfléchir sur la place des femmes dans la société. Celle qu’elles veulent prendre, vivre, et celle qui leur est possible. On peut élargir cette réflexion à la possibilité d’être différent, de vivre autrement et de s’exprimer. Ici, Val McDermid parle en militante, avec conviction et verve. »

Val McDermid • Les Suicidées • Traduit de l’anglais par Perrine Chambon et Arnaud Baignot. Flammarion, 416 pp., 21 €.

Babelio rencontre Val McDermid – Les suicidées
Entretien avec Val McDermid à l’occasion de la rencontre entre l’auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 29 mars 2017 pour son roman Les suicidées.

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Personnages-polar-jenaipasporteplainte-

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 2016 – éditions du Poutan

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Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que… Impressions de Franck Balandier

Reçu ces impressions à propos de #Jenaipasportéplainte, d’autant plus précieuses qu’elles viennent de Franck Balandier, un auteur que j’admire. Extraits :

Marie-Hélène,

Voici mes impressions après avoir achevé la lecture de ton roman policier. Je dis « policier », mais il me semble que c’est plus que ça : la chronique désabusée d’une société en voie de décomposition avancée. En ce sens, j’ai également lu un roman à connotation fortement sociale. (…) Tu possèdes un sens de la narration indéniable. Un rythme soutenu, un ton résolument moderne assumé, des personnages tenus jusqu’au bout. Je me suis laissé avoir par cette histoire qui pourrait tout à fait être déclinée en film. Le « milieu » dans lequel se déroule l’intrigue (geek et homosexuel) me semble une trouvaille, et cette bande de vengeurs masqués en est une autre.
Je t’envie également pour cette facilité que tu possèdes à faire vivre ton histoire et tes personnages à travers des dialogues nombreux et maîtrisés, ce qui donne une présence indéniable aux situations que tu proposes.
Malgré le peu de temps qui me restait avec mes corrections d’épreuves, j’ai dévoré ce livre et, très bon signe, je brulais d’envie, en cours de lecture, d’en connaître la fin. Takavoir !
Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que (tu fais bien passer tes idées, par ailleurs), bien écrit, sans aucun temps mort, sans aucune redondance, tu vas toujours à l’essentiel, privilégiant l’action à la réflexion. Mais là où tu es balaise c’est que derrière chaque action purement narrative, tu laisses entrevoir une réflexion, une place laissée au lecteur, pour que ce roman ne soit pas seulement pur divertissement.
Pour tout cela, bravo !
Je t’embrasse.
Franck

♠ #Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – Septembre2016.

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J’ai rencontré Franck Balandier sur Facebook. Il a d’abord été l’ami de Shane Zooey, mon double virtuel, avant de devenir le mien. Les premier textes que j’ai lu ont été ses poèmes publiés dans Le Zaporogue, la revue créée par Sebastien Doubinsky à laquelle je participais également. C’est à partir de là que j’ai découvert ses textes – poèmes, extraits de ses ouvrages à paraître, puis son roman, Le silence des rails (1) qui raconte l’histoire des « culs roses » sous l’occupation nazie – et qui m’a bouleversée. Écriture blanche, sèche, inventive ; témoignage brutal qui se laisse peu à peu contaminer par une poésie salvatrice. Pour survivre, Etienne, homosexuel déporté, « accélère son regard poétique sur les choses » et va survivre grâce à son imaginaire, à sa « collection d’éprouvettes remplies de fleurs mortes » et au « cri des coquelicots » dans sa main quand il les déchire… Un texte d’une force rare.

(1) Le silence des rails, février 2014, Franck Balandier, Flammarion – 212 pages, 12 €
A paraître, en juillet 2017, aux Éditions du Poutan, Le corps parfait des araignées.