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La littérature, nous arrachait à tout… F. Sagan

sagan« Ce livre « la femme fardée« , fut pour moi la preuve pas encore évidente que la littérature, enfin l’inspiration plutôt, nous arrachait à tout, nous distrayait de tout, nous mettait au-dessus des mêlées… (…) J’avais l’impression fausse mais vivace que ma vie était là, sur ce gros bateau inventé avec ces héros romanesques, et que le restant de mon existence ne comptait pas ou plus. (…) C’était la première fois que je mesurais la force de l’invention, de l’imagination, ou plus globalement de l’inspiration. »

Derrière l’épaule François Sagan – P150
Pocket, 256 pages, 2010

« Comme si sa vie se confondait avec ses romans, Françoise Sagan a eu l’idée de se promener dans le paysage de son oeuvre. Idée amusante, parfois cruelle, qui l’entraîne dans une flânerie mélancolique à travers « profils perdus », « chagrins de passage », « lits défaits » et « bleus à l’âme ».
Au hasard de la lecture surgissent des moments de temps retrouvé : « le charmant petit monstre » de Cajarc, les années Saint-Germain-des-Prés, ses amours, ses maisons, ses voyages.
Voyages autour d’elle-même, pages confidentielles traversées de fous rires qui nous rapprochent encore d’un écrivain que nous admirons. Mieux : d’une personne que nous aimons. »