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#Jenaipasportéplainte Le poing encore et toujours levé – L’Œil et Le Gun

poing_l_oeil_et_le_gun« Avec #Jenaipasportéplainte, Marie-Hélène Branciard ose la convergence des luttes, le croisement des destins à partir d’un fait-divers tristement classique dans la vie et la littérature policière, le viol.

Le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, LE VIOL, LE VIOL, LE VIOL !
Nommer le crime heurte les yeux et les oreilles.
Normalement.

Le viol n’est-il pas d’une banalité terrifiante ? Ma question n’est pas ironique. Ce n’est pas vraiment une question. Et si aujourd’hui encore ce crime reste trop souvent enfoui dans la grotte secrète qui l’a vu se commettre c’est parce que certaines victimes ne se sentent pas la capacité d’affronter la procédure judiciaire et la marque invisible que les autres, la société, apposent sur le front molesté, la souillure invisible. Il n’y a souvent pas plus hypocrite que la réaction sociale face à la victime du viol. Le corps de la femme est un territoire pour les hommes perdus, la femme n’est pas l’égale de l’homme, la femme est un trou conçu pour recevoir les frustrations masculines.

(…) Marie-Hélène Branciard approfondit la signification de l’acte fondateur de son roman en évoquant la liberté sexuelle des deux femmes violées. (…) Elles ne porteront pas plainte, garderont la blessure jusqu’à ce que l’une d’elles décide que la résilience et tout le toutim, ne se révèle qu’un alibi servant la paix sociale hétérosexuelle et masculine, que la vengeance sera son  seul cataplasme valable dans une telle situation. J’aime ça. Assumer de se venger quand rien n’y a fait avant. On abandonne l’état de victime dans lequel la société confine les violé(e)s afin de préserver la surface lisse de son visage lâche et on s’arme pour se régénérer. Les livres sont tissés de ces vengeances fantasmées qui aident ceux qui les écrivent à vivre le mieux possible le carcan social. Si on ne pouvait pas écraser les méchants par les livres, à quoi bon lire du polar et pourquoi en écrire ? »

Il n’y a pas que cela dans #Jenaipasportéplainte. Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice. Mon personnage préféré, Mafalda, me fait furieusement penser à Beth Ditto, chanteuse de Gossip, femme (vraiment très) en chair, divine et assumée, mariée avec sa compagne  et wonderful chanteuse.
Ce roman met en lumière aussi une sorte d’écartement social entre la liberté sexuelle de la ville et une certaine fermeture des campagnes quand il s’agit d’homosexualité. Il est bien connu que nombre de jeunes en ayant été capable ont rejoint Paris, New York ou Sydney pour faire court et continental afin d’exister plus que de survivre (ou se suicider) en se cachant aux regards de celles et ceux qu’ils ou elles croisent depuis l’enfance.

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#Jenaipasportéplainte 2016 : le poing encore et toujours levé – 18 octobre 18 2016 – L’ Œil : observations, Le Gun : réflexions.

L’Œil et Le Gun
Blog tenu par Marie Van Moere – « L’œil et le gun parce que j’aime regarder l’œil noir du canon de l’arme. »

Marie Van Moere est l’auteure de Petite louve – Éd. Pocket.
« Pour venger sa fille, sauvagement agressée alors qu’elle rentrait du collège, une mère a commis l’irréparable. L’instinct a parlé. Les voilà toutes les deux en fuite sur les routes de Corse – la mère, aux abois, la gamine, petit bout de femme trop vite grandi –, traquées par la meute. Car celui que la femme sans histoire a tué, celui qu’elle considère comme un monstre, est aussi un fils, un frère appartenant à une famille de gitans sédentarisés. Une famille avec son passé et ses drames, à laquelle on ne s’attaque pas impunément.Sous un soleil impitoyable, les lois du sang et de la vengeance imposent leur cycle sans fin. »


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Un polar urbain tout en finesse et réalisme – Bookalicious

« Peut-on aborder un sujet grave et universel, le viol, à travers un polar qui rappelle Superstars d’Ann Scott sans paraître superficielle ? Peut-on écrire une histoire dans laquelle on a envie de s’impliquer en tant que lecteur sans se sentir en porte à faux ? Réponse ? Oui. Mille fois oui grâce à ce polar urbain tout en finesse et réalisme. »

BOOKALICIOUS : « Pourquoi avoir choisi de traiter le sujet du viol de cette façon, un peu à la manière des séries policières américaines ?« 

♠ »Les personnages de #Jenaipasportéplainte évoluent autant dans une vie virtuelle que dans la vraie vie, In Real Life, comme on dit sur le web. Internet, les réseaux sociaux, les videogame, le Binge watching(1), les smartphone, les écrans omniprésents… bousculent leurs repères, comme les nôtres, et créent de nouveaux territoires. Il m’a semblé intéressant d’essayer de retranscrire cela et le modèle des séries, policières ou non, m’a été d’une grande utilité. Utiliser ce mode narratif, fait d’ellipses et de ruptures permet de faire sentir le danger au lecteur, de le confronter plus directement au sujet principal du polar, le viol. Embarqué dans une succession de minis-récits, de tweets, de passages de blogs et autres éléments disparates, il est bousculé, sur le qui-vive, les ellipses l’obligent à rétablir mentalement ce qui est passé sous silence… »

Lire la suite de la chronique et de l’interview sur le site de Bookalicious…

[RENTRÉE LITTÉRAIRE 2016] Marie-Hélène Branciard : Je n’ai pas porté plainte – Bookalicious – 15 octobre 2016.

Tara Lennart – Bookalicious.
 Bookalicious est un Booktube dédié à la littérature indépendante, créé par Tara Lennart.

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Un polar foisonnant, des personnages attachants – 404 Webzine

gaypride photo Pixabay« 404 Webzine a aimé la vivacité et le naturel des dialogues, on s’y croirait. Marie-Hélène Branciard a un vrai talent pour saisir les personnages sur le vif et leur donner du relief. Le monde LGBT qu’elle peint avec optimisme et conviction est vaillant, bien accroché à son époque et follement séduisant : l’amour, le désir et l’amitié y règnent sans partage. »

♠ « Un polar foisonnant, des personnages attachants ou repoussants, les réseaux sociaux en première ligne et une plongée dans le petit monde d’une bande d’amies, lesbiennes pour la plupart, obligées de se défendre dans une société où la frange la plus réactionnaire laisse libre cours à ses mots les plus odieux et ses actes les plus abominables. »
Page Facebook Quatre Sans Quatre

♠ »J’aime bien ce réseau et toutes les allusions à des séries télévisées qu’on aime. On sent que l’entraide est très vive, une sorte de communauté se met en place pour agir et dénoncer les abus, protéger les plus naïfs et éviter les catastrophes, pièges tendus par les “casseurs de PD”. Beaucoup des jeunes qui se confient sur le blog de la Souris Déglingos tenu par Daria, journaliste le jour et justicière la nuit, sont en rupture de ban avec leur famille dont ils ont été rejetés pour cause d’homosexualité. La communauté LGBT tresse un filet de sécurité pour leur venir en aide et leur épargner les pires déconvenues et, en particulier, de tomber sur ceux qui veulent absolument les détruire. L’homosexualité est encore rejetée, punie, montrée du doigt. » Flore Delain – Quatre Sans Quatre Webzine

PLAYLIST DU LIVRE
Comme dans Les Loups du Remords, la playlist de #Jenaipasportéplainte est copieuse, pour tous les styles et tous les goûts. Notre sélection, un poil jazzy : Billie Holiday – Easy Living ; La Souris Déglinguée – Rock’n’Roll Vengeance ; Jean Guidoni – Djemila ; Daniel Darc – Je Me Souviens, Je Me Rappelle ; Nina Simone – Sinnerman

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Chronique de Quatre Sans Quatre Webzine – 1er octobre 2016.

#Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 17,50 € (livraison gratuite) – Septembre 2016 – Éditions du Poutan.

Logo Quatre Sans Quatre WebzinePatrick Cargnelutti et Flore Delain – Quatre Sans Quatre Webzine.
Quatre Sans Quatre, Le webzine qui n’a rien trouvé de mieux, est un blog littéraire qui privilégie le genre polar. Original et exigeant, ce blog a la particularité de conclure chaque chronique par une bande son créée en fonction de l’ambiance ou des titres évoqués dans le bouquin.

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Écriture originale et intrigue punchy – Blog Pensez Bibi

« Pas sans importance ce titre en hashtag. Il vient dire en préambule la teneur et la tonalité du livre. Nous sommes immergés dans l’ère du Numérique, dans cette époque où les ordinateurs et autres smart-phones tournent à plein régime avec leurs codes d’entrée, leurs aficionados, leurs réseaux sociaux (Twitter, Facebook) visibles/ invisibles et leurs… dangers. »

♠ « Avec ce livre qui intègre les écritures numériques, on va à toute vitesse… SMS, posts, bloups Facebook… Marie-Hélène Branciard traduit les échanges entre personnages dans une écriture originale (ou plutôt dans un essaim d’écritures). (…) Dans l’armature de la fiction, le suivi des personnages se fait via de courts paragraphes, on passe de l’un des protagonistes à l’autre après lecture d’une, deux ou trois pages maximum, lecture entrecoupée aussi d’inserts de pages de blog ou/et de Facebook. Tout cela permet de voir les avancées punchy de l’intrigue…

♠ « Pas polar pour rien, #Jenaipasporteplainte joue avec les limites de la loi, avec les obstructions à l’enquête, avec les idées de vengeance, avec les bons, les border-line et les méchants. Marie-Hélène Branciard s’arrêtera aussi sur le trajet social difficile de ses personnages et résumera le Monde d’aujourd’hui dans ce qu’il a de plus sordide (le viol, les tortures) et de plus lumineux (la solidarité entre ami(e)s, l’amour naissant entre Claire et Solün). »

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Chronique de Pensez Bibi – 30 septembre 2016.

#Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 17,50 € (livraison gratuite) – Septembre 2016 – Éditions du Poutan.

Blog Pensez BiBi
BiBi espère que son blog a (aura) une respiration singulière. Ses billets oscillent entre l’Almanach Vermot et la précision des travaux du sociologue Luc Boltanski.
BiBi s’attache aux détails : petites fenêtres qui ouvrent sur les grands espaces (de pensée).

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#Jenaipasportéplainte m’a fait l’effet d’un cri – La Belle page

photo_2cv_labellepageDès les premières pages on est bousculé d’un personnage à l’autre…

Ce weekend j’ai lu #Jenaipasportéplainte le livre de Marie-Hélène Branciard, et ce n’est pas une lecture « anodine » croyez-moi. Ce roman m’a fait l’effet d’un cri !

Dès les premières pages, on est attrapé par le rythme effréné de l’écriture de l’auteur; on est bousculé d’un personnage à l’autre, d’une histoire à l’autre qui s’entremêlent apportant chacune un éclairage particulier sur les événements, sans avoir le temps ni de réfléchir ni de se poser.


«Le regard porté sur la société est tranchant : pas facile d’être homo, lesbienne, trans, de ne pas être dans le moule, dans cette société qui est la nôtre. Et puis, il y a l’Art, omniprésent, expression de la douleur et souvent révélateur de vérités dérangeantes. » [Lire la suite]

Chronique d’Emmanuelle Auber Oriol – La Belle page – 29 septembre 2016.

#Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 17,50 € (livraison gratuite) – Septembre 2016 – Éditions du Poutan.

La Belle Page
La Belle page, Biographe, passionnée d’écriture, de lecture et de tout ce qui touche à l’édition, on me surnomme Ma Dalton parce que je sors la plume plus vite que mon ombre !

 

 

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#Jenaipasportéplainte… Quelle claque ! – Bib Hors Les Murs

« Quelle claque !
Dans ce roman, tout va très vite. Le style d’écriture est dynamique et vif. L’auteur fait le choix d’alterner le point de vue des personnages.. résultat j’ai eu l’impression d’avoir toutes les clés en mains, et pourtant le suspens reste entier jusque dans les dernières pages. J’ai également apprécié les extraits en tout genre distillés tout au long du roman : les articles du blog de Daria et les rapports de polices notamment.

bib_hors_les_murs
« Verdict : Ce roman m’a soufflée ! La fin est surprenante.. pour ne pas dire remuante. Il n’y en avait pas de meilleure, et pourtant il faut du temps pour l’assimiler. Admettre les failles d’un système pour la naïve que je suis, c’est presque brutale.. ». » [Lire la suite]

Chronique de Bib Hors Les Murs. – 24 septembre 2016.

#Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – 17,50 € (livraison gratuite) – Septembre 2016 – Éditions du Poutan.


Bib Hors Les Murs, une bibliothécaire qui lit de temps en temps…