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#Jenaipasportéplainte, polar prenant, vif, jouissif ! Les vagabonds sans trêves

Cher tout le monde, femmes, hommes et tant d’autres, #Jenaipasportéplainte de Marie-Hélène Branciard, publié aux Éditions du Poutan, en 2016, est un polar prenant, vif et jouissif, hyper contemporain et sans frontières qui traite du viol, cette atrocité qu’aucune démocratie ne devrait considérer à la légère.

En refermant ce polar aux vertus addictives de bonnes séries américaines, j’ai fait le vœu d’une suite.

(…) Riche en références artistiques : ciné, musique, séries télé, rap, pop et punk culture, #Jenaipasportéplainte fait le lien entre différents univers : urbain et rural, artistique, underground, LGBT, clubbing et, bien sûr, les réseaux sociaux favorisant les activismes numériques et les échanges dont l’auteure restitue bien les différents types d’écriture : SMS, tweets, commentaires, post sur Facebook et sur des blogs comme le fameux Queer Spirit de La Souris Déglingos, le pseudo de Daria qui relaie les actions du commando Fucking Debra (comme la sœur de Dexter), dont les posts sont jubilatoires.
Loin l’individualisme et de son exaltation du droit à jouir dans la fausse innocence d’un après moi, le déluge, #Jenaipasportéplainte est irrigué par l’affirmation d’une liberté sexuelle inséparable du respect de l’autre et de la justice sociale. Les personnages positifs et conscients des tares de la société défendent la dignité humaine, le fait d’être soi en assumant ses différences, une richesse qui les expose aux préjugés et aux conformismes asphyxiants. (…)
Avec pour fil conducteur une campagne européenne de fresques murales orchestrée par des artistes de street art dénonçant le silence de l’Église autour des prêtres pédophiles, les cinquante premières pages du roman ressemblent à une mosaïque dynamique composée de brefs récits introduisant des personnages, majoritairement femmes et lesbiens, intéressants, créatifs, concrets et attachants. On s’y perd, comme, lorsqu’on débarque dans une soirée où, en une fois, on rencontre trop de monde. Mais ce monde a du tempérament et un bel esprit assaillant ! (…)

En refermant ce polar aux vertus addictives de bonnes séries américaines, j’ai fait le vœu d’une suite. La singularité des personnalités, leur éthique généreuse de rebelles à l’autorité, à la fois indépendants et soucieux de collaborer avec les autres, leurs relations amicales et amoureuses et les thématiques enracinées dans l’aujourd’hui méritent d’être creusées dans un deuxième tome, voire plus… Une saga… ? Why not ?

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« LES FILLES, QUE LA FORCE VENGERESSE SOIT AVEC VOUS ! » • Article de Christophe-Géraldine Métral sur le blog Les vagabonds sans trêves – 17 octobre 2017


Christophe-Géraldine Metral
Christophe-Géraldine Metral
« Les vagabonds sans trêves, blog littéraire et culturel de partouts… »

 


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Un hashtag repris par des milliers de victimes de viol… – Le Patriote

Un hashtag repris par des milliers de victimes de viol... - Le Patriote

Le hashtag #Jenaipasportéplainte (#ididnotreport en anglais) a été lancé sur Twitter en 2012, explique Marie-Hélène Branciard. Initié par des féministes anglaises il a été repris par des milliers de femmes, victimes de viol, qui expliquaient en 140 caractères les raisons pour lesquelles elles n’avaient pas porté plainte : parce que c’était un membre de la famille, parce qu’elles avaient trop buou encore parce que leurs parents les en dissuadaient… Le polar est né du choc reçu à la lecture de ces témoignages. Quelques temps auparavant, j’avais démarré une nouvelle qui racontait l’histoire d’une jeune femme essayant de se reconstruire après un viol. J’ai décidé de la réécrire en intégrant ce hashtag ainsi que d’autres témoignages et en mettant en valeur la chaîne de solidarité magnifique qui s’était mise en place. De fil en aiguille, j’ai créé de nouveaux personnages, une histoire plus complexe : la nouvelle est devenue un roman…

Laurence Chopart • LE PATRIOTE BEAUJOLAIS •  – 24 août 2017

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – septembre 2016 – éditions du Poutan

Résumé

Paris, place de la Nation… Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs. Le commandant Jourdan, officiellement chargé de l’enquête va moyennement apprécier leur aide…

Les oiseaux noirs de Twitter® et l’ombre de quelques monstres planent sur ce récit tandis qu’une mystérieuse DJ nous parle de vengeance et de création… Noir, émouvant, hors-la-loi, #Jenaipasportéplainte explore des zones qui nous touchent tous: la solitude des ultra connectés, la soif éternelle de trouver l’âme sœur, l’espoir de donner un sens à un univers qui part en vrille.

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Polar palpitant, écriture qui remue les tripes! Librairie Lis Thés Ratures

« J’ai découvert votre ouvrage sur les conseils de Sixtine de Beaufort des Éditions sur Le Fil et EDSF Diffusion. J’avais commandé une pile de votre ouvrage pour ma table, et récemment je suis tombée en panne de lecture, aussi je me suis dit que j’allais en profiter pour vous lire. Et bien je n’ai pas lâché votre roman, que j’ai dévoré en une journée ! Merci, merci, merci, pour ces personnages uniques, cette histoire palpitante, et votre écriture qui remue les tripes ! Je vous félicite pour votre roman extrêmement fort et percutant, j’aimerais en parler avec vous durant une rencontre-dédicace à ma librairie. » Roxane Yap

#jenaipasportéplainte : Coup de cœur de Roxane Yap, directrice de la librairie Lis Thés Ratures. »– 12 avril 2017

Le polar #Jenaipasportéplainte en bonne compagnie à la Librairie Lis Thés Ratures
69, allée du Forum 92100 Boulogne-Billancourt.

À lire sur le blog Les vagabonds sans trêves, un bel article à propos de la librairie Lis Thés Ratures et toute son actualité sur sa page Facebook.

 

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – septembre 2016 – éditions du Poutan

« Avec ce polar, Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice. »  Marie Van Moere


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J’ai le sentiment très agréable d’avoir lu un livre jamais lu auparavant…

« Certes, je ne suis pas une grande lectrice de romans noirs mais avec #Jenaipasportéplainte j’ai le sentiment très agréable d’avoir lu un livre jamais lu auparavant. (…) Les dialogues sont très vivants, les descriptions précises en peu de mots, et comme dans Les loups du remords, le 1er roman de Marie-Hélène Branciard, une sorte de bande-son musicale accompagne l’histoire qui se déroule morceau par morceau jusqu’à former le puzzle entier.« 

A aucun moment je n’ai eu la sensation dérangeante d’une complaisance malsaine dans les scènes de violence et l’autrice a ménagé des respirations bienvenues : le livre parle tout autant de solidarité et d’amour et a un côté « club des cinq » pour adultes malgré la dure réalité du propos. de même, alors que plusieurs personnages sont lesbiens, je n’ai jamais eu le sentiment d’un livre communautaire.
Bref, un livre qui vaut le détour.

#jenaipasportéplainte : chronique de Norlane Deliz sur Babelio – 10 avril 2017

Norlane Deliz
« Amoureuse de la vie et des mots.
Auteure- poète, créatrice de collages…
Je lis des romans, de la poésie, des livres jeunesse, ne suis pas contre la fantasy, découvre les policiers… »

 


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#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman… Cineartscene

« En seulement 2 romans, Marie-Hélène Branciard a su imposer un style bien à elle, par une écriture typée, hyper contemporaine, un rythme rapide, rock’n’roll,  au service d’histoires faussement familières et de héros avec lesquels on pourrait tous être amis. Après Les Loups du remords, roman de « bande post-adolescente », son polar #jenaipasportéplainte s’est construit autour d’une passionnante expérience, entre littérature et réseaux sociaux.  Où l’on découvre une mystérieuse Shane Zooey. Cineartscene a enquêté pour en savoir plus.« 

Avec cet avatar, Marie-Hélène-Shane parle avec des inconnus, de littérature, du droit des femmes, devient amie avec certains. Et écrit, s’inspirant de ces conversations, à l’insu des ses interlocuteurs, dont plusieurs sont aussi écrivains…

Chronique d’Emmanuelle Blanchet – Lire la suite sur Cineartscene

#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman – Cineartscène – 7 janvier 2017


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#Jenaipasportéplainte à lire d’urgence avant l’apocalypse! Le Patriote

• Villefranche/Saône – Cultura – 16 décembre 2016 – 17H30 à 19H

 

 

 

 

« Vendredi 16 décembre, Marie-Hélène Branciard dédicacera de 17 h 30 à 19 h au magasin Cultura de Villefranche, son nouveau polar urbain intitulé #Jenaipasportéplainte.

Tout part de la découverte sur le net d’un mot-clic sur Twitter, d’un « hashtag » mis en ligne en 2012 par des femmes victimes de viol dans le monde entier : #Jenaipasportéplainte.
Dans un style incisif et réaliste, l’auteure lyonnaise aborde sans tabou ce sujet délicat avec en toile de fond l’ultra-connexion et la solitude des réseaux sociaux, paradoxe ultime de l’univers 2.0.
Bien que brisés, ses personnages déjantés restent en quête d’altruisme, d’amour et de sens dans un monde qui vacille.

A lire d’urgence avant l’apocalypse !

Préface de Marie Van Moere – Publié aux éditions du Poutan »

Jean-Jacques Nicoud – Journaliste-Correspondant local de presse – #Reporter 2.0
Cultura : Marie-Hélène Branciard présente son polar #Jenaipasportéplainte

LE PATRIOTE BEAUJOLAIS

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Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que… Impressions de Franck Balandier

Reçu ces impressions à propos de #Jenaipasportéplainte, d’autant plus précieuses qu’elles viennent de Franck Balandier, un auteur que j’admire. Extraits :

Marie-Hélène,

Voici mes impressions après avoir achevé la lecture de ton roman policier. Je dis « policier », mais il me semble que c’est plus que ça : la chronique désabusée d’une société en voie de décomposition avancée. En ce sens, j’ai également lu un roman à connotation fortement sociale. (…) Tu possèdes un sens de la narration indéniable. Un rythme soutenu, un ton résolument moderne assumé, des personnages tenus jusqu’au bout. Je me suis laissé avoir par cette histoire qui pourrait tout à fait être déclinée en film. Le « milieu » dans lequel se déroule l’intrigue (geek et homosexuel) me semble une trouvaille, et cette bande de vengeurs masqués en est une autre.
Je t’envie également pour cette facilité que tu possèdes à faire vivre ton histoire et tes personnages à travers des dialogues nombreux et maîtrisés, ce qui donne une présence indéniable aux situations que tu proposes.
Malgré le peu de temps qui me restait avec mes corrections d’épreuves, j’ai dévoré ce livre et, très bon signe, je brulais d’envie, en cours de lecture, d’en connaître la fin. Takavoir !
Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que (tu fais bien passer tes idées, par ailleurs), bien écrit, sans aucun temps mort, sans aucune redondance, tu vas toujours à l’essentiel, privilégiant l’action à la réflexion. Mais là où tu es balaise c’est que derrière chaque action purement narrative, tu laisses entrevoir une réflexion, une place laissée au lecteur, pour que ce roman ne soit pas seulement pur divertissement.
Pour tout cela, bravo !
Je t’embrasse.
Franck

♠ #Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – Septembre2016.

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J’ai rencontré Franck Balandier sur Facebook. Il a d’abord été l’ami de Shane Zooey, mon double virtuel, avant de devenir le mien. Les premier textes que j’ai lu ont été ses poèmes publiés dans Le Zaporogue, la revue créée par Sebastien Doubinsky à laquelle je participais également. C’est à partir de là que j’ai découvert ses textes – poèmes, extraits de ses ouvrages à paraître, puis son roman, Le silence des rails (1) qui raconte l’histoire des « culs roses » sous l’occupation nazie – et qui m’a bouleversée. Écriture blanche, sèche, inventive ; témoignage brutal qui se laisse peu à peu contaminer par une poésie salvatrice. Pour survivre, Etienne, homosexuel déporté, « accélère son regard poétique sur les choses » et va survivre grâce à son imaginaire, à sa « collection d’éprouvettes remplies de fleurs mortes » et au « cri des coquelicots » dans sa main quand il les déchire… Un texte d’une force rare.

(1) Le silence des rails, février 2014, Franck Balandier, Flammarion – 212 pages, 12 €
A paraître, en juillet 2017, aux Éditions du Poutan, Le corps parfait des araignées.

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Marie-Hélène Branciard invente un style 2.0 – Cineartscene

Lip Service Series 2« Polar haletant, #Jenaipasportéplainte, est une histoire de vengeance. Et pas n’importe quelle vengeance. Celle dont toutes les femmes ayant subi un viol peuvent rêver… Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs… »

Comme pour son premier roman, Les Loups du remord, l’auteur excelle dans la construction en puzzle. Les faits sont distillés progressivement avec l’habileté démoniaque propre aux auteurs de page turner. Le lecteur ne peut que se laisser emporter, à une vitesse effrénée, dans ce récit peuplé de personnages à fort tempérament, vrais héros ou vrais méchants, odieux à souhait. Portée par son sujet, Marie-Hélène Branciard, libère son écriture et invente un style 2.0, version littéraire hyper créative, parfois poétique même, des échanges sur réseaux sociaux.


Chronique d’Emmanuelle BlanchetLire la suite sur Cineartscene

La romancière Marie-Hélène Branciard au 3e Salon Des Livres en Beaujolais – Cineartscène – 19 novembre 2016.


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#jenaipasportéplainte Vous ne lâcherez pas ce polar urbain !

« Vous ne lâcherez pas ce polar urbain, avec des bouts de campagne de Bourgogne dedans, écrit par Marie-Hélène Branciard; truffé de références sériephiles et musicales contemporaines, avec des personnages utilisant les réseaux sociaux, leur puissance d’action et de feu… »

Si vous êtes branchées blogosphère, Facebook, Twitter, vous serez en terrain connu. Si vous ne comprenez pas à quoi servent ces réseaux sociaux, vous allez en découvrir la solidarité et l’efficacité.


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de la chronique sur le blog d’Hypathie…

Je n’ai pas porté plainte polar de Marie-Hélène Branciard – Hypathie Blogueuse – 4 novembre 2016.

 Hypathie – Blog féministe et anti-spéciste
« Hypathie d’Alexandrie est une mathématicienne philosophe qui vécut au début de l’ère chrétienne : elle mourut avant l’âge de 50 ans, lapidée par des prêtres chrétiens fanatiques qui lui reprochaient d’avoir plus d’audience à ses cours à l’université, qu’eux n’en attiraient pour écouter leurs sermons. A ce titre, elle est une victime des préjugés millénaires contre les femmes, préjugés qui perdurent à travers l’histoire et qui offensent toujours les capacités intellectuelles, les compétences et le potentiel des femmes. Ce blog étudiera les hiérarchies d’oppression : femmes, mais aussi colonisés, éros minoritaires, animaux, tous renvoyés à l’altérité par le dominant. »


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#Jenaipasportéplainte Le poing encore et toujours levé – L’Œil et Le Gun

poing_l_oeil_et_le_gun« Avec #Jenaipasportéplainte, Marie-Hélène Branciard ose la convergence des luttes, le croisement des destins à partir d’un fait-divers tristement classique dans la vie et la littérature policière, le viol.

Le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, LE VIOL, LE VIOL, LE VIOL !
Nommer le crime heurte les yeux et les oreilles.
Normalement.

Le viol n’est-il pas d’une banalité terrifiante ? Ma question n’est pas ironique. Ce n’est pas vraiment une question. Et si aujourd’hui encore ce crime reste trop souvent enfoui dans la grotte secrète qui l’a vu se commettre c’est parce que certaines victimes ne se sentent pas la capacité d’affronter la procédure judiciaire et la marque invisible que les autres, la société, apposent sur le front molesté, la souillure invisible. Il n’y a souvent pas plus hypocrite que la réaction sociale face à la victime du viol. Le corps de la femme est un territoire pour les hommes perdus, la femme n’est pas l’égale de l’homme, la femme est un trou conçu pour recevoir les frustrations masculines.

(…) Marie-Hélène Branciard approfondit la signification de l’acte fondateur de son roman en évoquant la liberté sexuelle des deux femmes violées. (…) Elles ne porteront pas plainte, garderont la blessure jusqu’à ce que l’une d’elles décide que la résilience et tout le toutim, ne se révèle qu’un alibi servant la paix sociale hétérosexuelle et masculine, que la vengeance sera son  seul cataplasme valable dans une telle situation. J’aime ça. Assumer de se venger quand rien n’y a fait avant. On abandonne l’état de victime dans lequel la société confine les violé(e)s afin de préserver la surface lisse de son visage lâche et on s’arme pour se régénérer. Les livres sont tissés de ces vengeances fantasmées qui aident ceux qui les écrivent à vivre le mieux possible le carcan social. Si on ne pouvait pas écraser les méchants par les livres, à quoi bon lire du polar et pourquoi en écrire ? »

Il n’y a pas que cela dans #Jenaipasportéplainte. Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice. Mon personnage préféré, Mafalda, me fait furieusement penser à Beth Ditto, chanteuse de Gossip, femme (vraiment très) en chair, divine et assumée, mariée avec sa compagne  et wonderful chanteuse.
Ce roman met en lumière aussi une sorte d’écartement social entre la liberté sexuelle de la ville et une certaine fermeture des campagnes quand il s’agit d’homosexualité. Il est bien connu que nombre de jeunes en ayant été capable ont rejoint Paris, New York ou Sydney pour faire court et continental afin d’exister plus que de survivre (ou se suicider) en se cachant aux regards de celles et ceux qu’ils ou elles croisent depuis l’enfance.

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#Jenaipasportéplainte 2016 : le poing encore et toujours levé – 18 octobre 18 2016 – L’ Œil : observations, Le Gun : réflexions.

L’Œil et Le Gun
Blog tenu par Marie Van Moere – « L’œil et le gun parce que j’aime regarder l’œil noir du canon de l’arme. »

Marie Van Moere est l’auteure de Petite louve – Éd. Pocket.
« Pour venger sa fille, sauvagement agressée alors qu’elle rentrait du collège, une mère a commis l’irréparable. L’instinct a parlé. Les voilà toutes les deux en fuite sur les routes de Corse – la mère, aux abois, la gamine, petit bout de femme trop vite grandi –, traquées par la meute. Car celui que la femme sans histoire a tué, celui qu’elle considère comme un monstre, est aussi un fils, un frère appartenant à une famille de gitans sédentarisés. Une famille avec son passé et ses drames, à laquelle on ne s’attaque pas impunément.Sous un soleil impitoyable, les lois du sang et de la vengeance imposent leur cycle sans fin. »