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Val McDermid et Carol Jordan…

Val McDermid, née à Kirkcaldy, en Écosse, est une écrivaine écossaise, auteure principalement de romans policiers.

« À 17 ans, Val McDermid est la première étudiante d’une école publique écossaise à fréquenter le St hilda’s College à l’Université d’Oxford. Diplôme en poche, elle s’engage dans le journalisme pendant une quinzaine d’années à Glasgow et à Manchester. Engagée dans les mouvements de gauche et de contestation pendant l’ère Thatcher, elle amorce en 1984 l’écriture d’un roman policier qu’elle met trois ans à achever : le succès de Report for Murder détermine sa vocation littéraire. » Source : Babelio

« La grande force de Val McDermid, c’est son talent pour créer des personnages absolument fascinants. Carol Jordan, femme blessée, seule, vulnérable mais d’un courage insensé, a du mal à aimer… On vient de fermer l’unité spéciale qu’elle a dirigée pendant des années. Elle est en pleine déprime, et ne sait pas de quoi demain sera fait. Tony Hill, le psychologue profileur, est plus que jamais en proie à ses obsessions et à ses nuits sans sommeil, passées devant des jeux vidéo stupides. Plus que jamais, son esprit est le réceptacle des perversions criminelles des criminels qu’il soigne et de ceux qu’il pourchasse lorsque Carol Jordan fait appel à ses talents. Et ces deux-là, que tout devrait réunir, ne parviennent jamais à se rejoindre. Ils sont à la fois leur pire ennemi mutuel et la seule relation possible pour chacun d’eux. » *

 

Série Tony Hill & Carol Jordan
Thèmes : Thriller • Profiler • Serial Killer • Meurtres en série • Policier • Angleterre • Homicide • Suspense • Enigmes • Meurtrier • Polar • Viol.
Source : Book•Node


* Source : Le blog du polar : « Val McDermid, « Châtiments » : la grande prêtresse du crime psychopathe est de retour ».

 

Merci à Val Mc Dermid (et à son inspectrice-chef de police Carol Jordan) qui m’ont aidé à construire le personnage de Carole Jourdan, commandante de police dans #Jenaipasportéplainte.

Thanks to Val McDermid (and to her Detective Inspector Carol Jordan) which helped me build the character of my “Commandante” Carole Jourdan.

 

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Extracts Thriller #Ididntreport #Jenaipasportéplainte

EXTRACTS

Bastards… Hermaphrodites… Degenerated

DJ tears away her headphones, releases the joystick and freezes. After all her efforts to write down a text which would finally express the way she feels, the words settled in by themselves. It looks like they waited for her to leave them alone, to get fully into her video games to emerge. She does not know why, but this time the music is not enough. She wants to speak, to roar and these three small words are going to open her the way.
On its Home cinema, Arya Stark is going with great trouble through a destroyed territory. Hung up on his sword, The Weasel awaits, motionless like a stupid out of order avatar, her help. DJ Amy turns away from it nevertheless: Game of Thrones will have to wait…
On her bed, a small computer takes a humming nap. She wakes him unscrupulously by putting her two hands on the warm keyboard… The words flow effortlessly :

Helmeted by rumours and fury
They cross the times
The sun is in mourning
It snows on cracked screens
Of their livid lives…

She closes her eyes, stretches, shakes her head and throws an SOS in the night which sticks on the immense plane glass windows … Outside, London bubbles. She has to empty her thoughts, to return to these three words which appeared as if by magic…

Bastards… Hermaphrodites… Degenerated
Perched on their clouds
Helmeted by noises and fury
In their 3D armors
They forgot everything…
The key of keywords
The tag of hashtags…

Extrait #jenaipasportéplainteMarie-Hélène BranciardÉditions du Poutan – P12

Your avatar hidden between two keys of my keyboard
No evidence of the evil things you’ve done to me in real
But everything is broken inside of me in me

Everything began when I read this glaucous poem on the Facebook account of a certain M@rylin just as much a victim as the real one… And then there was this serie of tweets with the hashtag #Ididntreport. Women of whole world explained in 140 characters why they did not lodge a complaint after a rape or a sexual assault.

– Because it is him whom they believed
– Because I was drunk
– Because a shrink told me that it was not a rape if he had no weapon
– Because I did not shout, nor bite, nor strike
– Because it was the guy with whom I lived …

There are heaps of reasons not to lodge a complaint after a rape. But I, I lodged a complaint and I lost… The bastard who raped me denied the charge and I was not able to prove his guilt. Then, when I read all these messages I said to myself: « but holy shit, for fuck’s sake, why the need to be crying everywhere that we did not lodge a complaint?!! It does not make a slight bit of difference for the rapists … It can even make them even more certain that they can’t be incriminated. « 

Now then, girls, I am going to tell you what I did …

 

 

 

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#Ididntreport – Thriller – Marie-Hélène Branciard

 “He is as white as a sheets, tied up to his desk chair, he clenches his teeth, determined to say nothing. A few moments ago, Margaret Thatcher made him swirl twi oy three times, by pure sadism. By his side, the other one, hidden behind its Kim Jong-un’s mask, drums casually on its I-phone. « You know, Simon, she breaks in a soft voice, we are not like your friends the cops. Contrary to them, we want the truth and we can think of heaps of unpleasant things to make the garbage of your sort speak. » #Ididntreport (extract)

PARIS, PLACE DE LA NATION…

After a pro « Same-sex marriage » demonstration, Solün, press photographer, discovers the body of a young woman. At the hospital, she meets her friends – bit of a mad group of artists – and goes with them after the attackers. The commandant Jourdan, officially in charge of the investigation will not appreciate their help… The black bird of Twitter and the shadow of some monsters are haunting the story while a mysterious DJ talks about revenge and creation…

IN THIS UNCONVENTIONNAL THRILLER,
« Marie-Hélène Branciard writes about funny and charming characters, lesbians in daily resistance for the respect for their humanity, smarts hackers, all of them orbiting round the investigation led by the commandant Jourdan who will try, in spite of the difficulties, to see that culprits get to the hands of justice. » Marie Van Moere (Foreword)

#Jenaipasportéplainte – Marie-Hélène Branciard – 2016 – éditions du Poutan

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Le Père Noël est paffé… Nouvelle noire de Marie-Hélène Branciard

 

MAIS QUI EST CETTE PETITE FILLE MUETTE ?
Lyon, un 24 décembre. Alors qu’elle fait le plein de Téquila en prévision du réveillon, Doll se retrouve sans rien comprendre avec une gosse de trois ans sur les bras !
Entre sa voisine drag-queen qui lui offre un show Sylvie Vartan, Alice, son ex, qui revient comme un cadeau l’espace d’une nuit de Noël et les embrouilles de Sonia la kidnappeuse… on retient son souffle jusqu’au bout de cette étrange histoire.

 

Avec Le Père Noël est paffé, Marie-Hélène Branciard nous offre une nouvelle originale, drôle et touchante dans la lignée de son polar #Jenaipasportéplainte.

EXTRAIT

« Je me suis attrapée par le colback et jetée à la rue :
— Allez hop, dégage, tire-toi !
Éjectée de mon propre appart’ ! J’avais pas le choix. C’était ça ou je devenais dingue, enfermée entre la télé et les bouquins que j’arrivais plus à lire depuis son départ. Il fallait que je trouve un autre endroit, un endroit où je pourrais l’oublier, elle, mais pas que… Y avait aussi le loyer à payer, les contrôles Polemploi, le gang de cafards qui squattait ma cuisine, l’espèce de verrue qui poussait sur ma joue, l’ordi qui venait de rendre l’âme.
— Et arrête de te plaindre ! j’ai ajouté, furax.
J’ai vu dans le regard d’une mamie que je pouvais faire peur. Non mais !
Ben ouais, Alice m’avait quittée. Ça faisait déjà un mois mais j’avais encore du mal à y croire. Elle m’avait prévenue pourtant, dès le départ… que ça durerait pas, que j’étais trop gentille, qu’elle préférait les brutes. Et moi qui croyais qu’elle blaguait ! Ben non. Putain, j’étais trop en manque d’elle, de sa peau, de sa bouche qui s’attardait sur la mienne, du sourire canaille qui me laissait sur place. Même son sèche-cheveux à six heure du mat’ qui m’empêchait de me rendormir me manquait. Plus les jours passaient et plus je me demandais comment j’allais faire pour me débarrasser du plugin gluant et plein de pattes qui vivait sous mon lit et me réveillait la nuit en grignotant ma cervelle.
J’ai slalomé entre les poubelles et j’ai failli m’étaler sur un vieux PC abandonné. Un clavier tout dépenaillé, un écran fêlé, une souris morte, des touches éparpillées… Y avait pas toutes ses lettres alors j’ai ramassé le A.

On était à la veille de Noël et la rue s’était vêtue de son pire fond d’écran, blanc sale avec des traces de pneus qui salissaient tout sur leur passage. J’ai regardé mes boots qui se noyaient dans cette bouillie et j’ai tracé vers le cyber café de la rue de Marseille en essayant d’éviter les tas de neige. Fallait absolument que je me connecte pour vérifier si la boite de prod m’avait versé mon cachet. Ça faisait un mois que j’attendais trois cent trente euros pour deux jours de figuration dans une gentille daube avec Gérard Poulain. J’avais fait la foule. Bon, d’accord, j’étais pas toute seule mais j’avais pas mal assuré. Pas si évident que ça de jouer la foule. Enfin, le truc cool, c’était surtout que j’avais pu approcher Emma, l’assistante du réalisateur et lui glisser mon scénario. Celui que je réécrivais depuis au moins trois ans sans parvenir à intéresser qui que ce soit. Mais là, je sentais que c’était bon. Emma m’avait promis de le lire. Y avait plus qu’à attendre. L’une de mes principales activités… »

Le Père Noël est paffé… – Marie-Hélène Branciard – Version numérique – 0,99 € – Mars 2017 – Éditions du Poutan.

Télécharger cette nouvelle :

Sur le site de l’éditeur (Formats ePub + Mobipocket + PDF)
Sur La Fnac.com (Format ePub)
Sur Amazon (Format Kindle)
Sur Immateriel.fr (Formats ePub + Mobipocket + PDF) 

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#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman… Cineartscene

« En seulement 2 romans, Marie-Hélène Branciard a su imposer un style bien à elle, par une écriture typée, hyper contemporaine, un rythme rapide, rock’n’roll,  au service d’histoires faussement familières et de héros avec lesquels on pourrait tous être amis. Après Les Loups du remords, roman de « bande post-adolescente », son polar #jenaipasportéplainte s’est construit autour d’une passionnante expérience, entre littérature et réseaux sociaux.  Où l’on découvre une mystérieuse Shane Zooey. Cineartscene a enquêté pour en savoir plus.« 

Avec cet avatar, Marie-Hélène-Shane parle avec des inconnus, de littérature, du droit des femmes, devient amie avec certains. Et écrit, s’inspirant de ces conversations, à l’insu des ses interlocuteurs, dont plusieurs sont aussi écrivains…

Chronique d’Emmanuelle Blanchet – Lire la suite sur Cineartscene

#jenaipasportéplainte : genèse d’un roman – Cineartscène – 7 janvier 2017


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#Jenaipasportéplainte à lire d’urgence avant l’apocalypse! Le Patriote

• Villefranche/Saône – Cultura – 16 décembre 2016 – 17H30 à 19H

 

 

 

 

« Vendredi 16 décembre, Marie-Hélène Branciard dédicacera de 17 h 30 à 19 h au magasin Cultura de Villefranche, son nouveau polar urbain intitulé #Jenaipasportéplainte.

Tout part de la découverte sur le net d’un mot-clic sur Twitter, d’un « hashtag » mis en ligne en 2012 par des femmes victimes de viol dans le monde entier : #Jenaipasportéplainte.
Dans un style incisif et réaliste, l’auteure lyonnaise aborde sans tabou ce sujet délicat avec en toile de fond l’ultra-connexion et la solitude des réseaux sociaux, paradoxe ultime de l’univers 2.0.
Bien que brisés, ses personnages déjantés restent en quête d’altruisme, d’amour et de sens dans un monde qui vacille.

A lire d’urgence avant l’apocalypse !

Préface de Marie Van Moere – Publié aux éditions du Poutan »

Jean-Jacques Nicoud – Journaliste-Correspondant local de presse – #Reporter 2.0
Cultura : Marie-Hélène Branciard présente son polar #Jenaipasportéplainte

LE PATRIOTE BEAUJOLAIS

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Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que… Impressions de Franck Balandier

Reçu ces impressions à propos de #Jenaipasportéplainte, d’autant plus précieuses qu’elles viennent de Franck Balandier, un auteur que j’admire. Je vous laisse lire… Quant à moi, je prends tout : les reproches, les compliments, et je savoure.

Marie-Hélène,

Voici mes impressions après avoir achevé la lecture de ton roman policier. Je dis « policier », mais il me semble que c’est plus que ça : la chronique désabusée d’une société en voie de décomposition avancée. En ce sens, j’ai également lu un roman à connotation fortement sociale.
Je t’avoue avoir été un peu décontenancé par les premières pages. Par la mise en place des personnages dont je ne savais pas trop, à ce moment-là, à quoi ils pourraient servir. La construction de ton récit, en simultanéité, possède des avantages, surtout au niveau du rythme, ça va vite, très vite, mais il requiert de la part du lecteur une attention soutenue s’il ne veut pas perdre le fil.

Au début, toujours, j’ai été gêné par le ton résolument moderne que tu adoptes, en ayant recours au vocabulaire des dernières technologies du net. Je pense que tu en as fait un peu trop. On comprend assez vite où tu veux en venir. Pas besoin d’insister outre-mesure.

Ce sont les deux « reproches » dont je souhaitais te faire part. Passons aux compliments. Ils sont nombreux.

Tu possèdes un sens de la narration indéniable. Un rythme soutenu, un ton résolument moderne assumé, des personnages tenus jusqu’au bout. Je me suis laissé avoir par cette histoire qui pourrait tout à fait être déclinée en film. Le « milieu » dans lequel se déroule l’intrigue (geek et homosexuel) me semble une trouvaille, et cette bande de vengeurs masqués en est une autre.
Je t’envie également pour cette facilité que tu possèdes à faire vivre ton histoire et tes personnages à travers des dialogues nombreux et maîtrisés, ce qui donne une présence indéniable aux situations que tu proposes.

Malgré le peu de temps qui me restait avec mes corrections d’épreuves, j’ai dévoré ce livre et, très bon signe, je brulais d’envie, en cours de lecture, d’en connaître la fin. Takavoir !

Bref, j’ai lu un bon polar, mais pas que (tu fais bien passer tes idées, par ailleurs), bien écrit, sans aucun temps mort, sans aucune redondance, tu vas toujours à l’essentiel, privilégiant l’action à la réflexion. Mais là où tu es balaise c’est que derrière chaque action purement narrative, tu laisses entrevoir une réflexion, une place laissée au lecteur, pour que ce roman ne soit pas seulement pur divertissement.
Pour tout cela, bravo !
Je t’embrasse.

Franck

♠ #Jenaipasportéplainte Marie-Hélène Branciard – Préface de Marie Van Moere – Septembre2016.

• • •

J’ai rencontré Franck Balandier sur Facebook. Il a d’abord été l’ami de Shane Zooey, mon double virtuel, avant de devenir le mien. Les premier textes que j’ai lu ont été ses poèmes publiés dans Le Zaporogue, la revue créée par Sebastien Doubinsky à laquelle je participais également. C’est à partir de là que j’ai découvert ses textes – poèmes, extraits de ses ouvrages à paraître, puis son roman, Le silence des rails (1) qui raconte l’histoire des « culs roses » sous l’occupation nazie – et qui m’a bouleversée. Écriture blanche, sèche, inventive ; témoignage brutal qui se laisse peu à peu contaminer par une poésie salvatrice. Pour survivre, Etienne, homosexuel déporté, « accélère son regard poétique sur les choses » et va survivre grâce à son imaginaire, à sa « collection d’éprouvettes remplies de fleurs mortes » et au « cri des coquelicots » dans sa main quand il les déchire… Un texte d’une force rare.

(1) Le silence des rails, février 2014, Franck Balandier, Flammarion – 212 pages, 12 €
A paraître, le 12 janvier 2017, aux Éditions Félicia-France Doumayrenc, Le corps parfait des araignées.

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Marie-Hélène Branciard invente un style 2.0 – Cineartscene

Lip Service Series 2« Polar haletant, #Jenaipasportéplainte, est une histoire de vengeance. Et pas n’importe quelle vengeance. Celle dont toutes les femmes ayant subi un viol peuvent rêver… Après une manif pro « Mariage Pour Tous », Solün, photographe de presse, découvre le corps inanimé d’une jeune femme. À l’hôpital où elle l’accompagne, elle fait connaissance avec ses potes – une bande d’artistes un poil allumés – et se lance avec eux à la poursuite des agresseurs… »

Comme pour son premier roman, Les Loups du remord, l’auteur excelle dans la construction en puzzle. Les faits sont distillés progressivement avec l’habileté démoniaque propre aux auteurs de page turner. Le lecteur ne peut que se laisser emporter, à une vitesse effrénée, dans ce récit peuplé de personnages à fort tempérament, vrais héros ou vrais méchants, odieux à souhait. Portée par son sujet, Marie-Hélène Branciard, libère son écriture et invente un style 2.0, version littéraire hyper créative, parfois poétique même, des échanges sur réseaux sociaux.


Chronique d’Emmanuelle BlanchetLire la suite sur Cineartscene

La romancière Marie-Hélène Branciard au 3e Salon Des Livres en Beaujolais – Cineartscène – 19 novembre 2016.


Cineartscene.info, le magazine culturel en ligne du Beaujolais… et d’ailleurs aussi parfois.

 


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#jenaipasportéplainte Vous ne lâcherez pas ce polar urbain !

« Vous ne lâcherez pas ce polar urbain, avec des bouts de campagne de Bourgogne dedans, écrit par Marie-Hélène Branciard; truffé de références sériephiles et musicales contemporaines, avec des personnages utilisant les réseaux sociaux, leur puissance d’action et de feu… »

Si vous êtes branchées blogosphère, Facebook, Twitter, vous serez en terrain connu. Si vous ne comprenez pas à quoi servent ces réseaux sociaux, vous allez en découvrir la solidarité et l’efficacité.


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de la chronique sur le blog d’Hypathie…

Je n’ai pas porté plainte polar de Marie-Hélène Branciard – Hypathie Blogueuse – 4 novembre 2016.

 Hypathie – Blog féministe et anti-spéciste
« Hypathie d’Alexandrie est une mathématicienne philosophe qui vécut au début de l’ère chrétienne : elle mourut avant l’âge de 50 ans, lapidée par des prêtres chrétiens fanatiques qui lui reprochaient d’avoir plus d’audience à ses cours à l’université, qu’eux n’en attiraient pour écouter leurs sermons. A ce titre, elle est une victime des préjugés millénaires contre les femmes, préjugés qui perdurent à travers l’histoire et qui offensent toujours les capacités intellectuelles, les compétences et le potentiel des femmes. Ce blog étudiera les hiérarchies d’oppression : femmes, mais aussi colonisés, éros minoritaires, animaux, tous renvoyés à l’altérité par le dominant. »


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#Jenaipasportéplainte Le poing encore et toujours levé – L’Œil et Le Gun

poing_l_oeil_et_le_gun« Avec #Jenaipasportéplainte, Marie-Hélène Branciard ose la convergence des luttes, le croisement des destins à partir d’un fait-divers tristement classique dans la vie et la littérature policière, le viol.

Le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, le viol, LE VIOL, LE VIOL, LE VIOL !
Nommer le crime heurte les yeux et les oreilles.
Normalement.

Le viol n’est-il pas d’une banalité terrifiante ? Ma question n’est pas ironique. Ce n’est pas vraiment une question. Et si aujourd’hui encore ce crime reste trop souvent enfoui dans la grotte secrète qui l’a vu se commettre c’est parce que certaines victimes ne se sentent pas la capacité d’affronter la procédure judiciaire et la marque invisible que les autres, la société, apposent sur le front molesté, la souillure invisible. Il n’y a souvent pas plus hypocrite que la réaction sociale face à la victime du viol. Le corps de la femme est un territoire pour les hommes perdus, la femme n’est pas l’égale de l’homme, la femme est un trou conçu pour recevoir les frustrations masculines.

(…) Marie-Hélène Branciard approfondit la signification de l’acte fondateur de son roman en évoquant la liberté sexuelle des deux femmes violées. (…) Elles ne porteront pas plainte, garderont la blessure jusqu’à ce que l’une d’elles décide que la résilience et tout le toutim, ne se révèle qu’un alibi servant la paix sociale hétérosexuelle et masculine, que la vengeance sera son  seul cataplasme valable dans une telle situation. J’aime ça. Assumer de se venger quand rien n’y a fait avant. On abandonne l’état de victime dans lequel la société confine les violé(e)s afin de préserver la surface lisse de son visage lâche et on s’arme pour se régénérer. Les livres sont tissés de ces vengeances fantasmées qui aident ceux qui les écrivent à vivre le mieux possible le carcan social. Si on ne pouvait pas écraser les méchants par les livres, à quoi bon lire du polar et pourquoi en écrire ? »

Il n’y a pas que cela dans #Jenaipasportéplainte. Marie-Hélène Branciard dresse les portraits de personnages foisonnants, drôles et attachants, lesbiennes en résistance quotidienne pour le respect de leur humanité, hackers malines, tous en orbite autour de l’enquête menée par une commandante de police qui essaiera malgré les difficultés de remettre les coupables aux mains de la justice. Mon personnage préféré, Mafalda, me fait furieusement penser à Beth Ditto, chanteuse de Gossip, femme (vraiment très) en chair, divine et assumée, mariée avec sa compagne  et wonderful chanteuse.
Ce roman met en lumière aussi une sorte d’écartement social entre la liberté sexuelle de la ville et une certaine fermeture des campagnes quand il s’agit d’homosexualité. Il est bien connu que nombre de jeunes en ayant été capable ont rejoint Paris, New York ou Sydney pour faire court et continental afin d’exister plus que de survivre (ou se suicider) en se cachant aux regards de celles et ceux qu’ils ou elles croisent depuis l’enfance.

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#Jenaipasportéplainte 2016 : le poing encore et toujours levé – 18 octobre 18 2016 – L’ Œil : observations, Le Gun : réflexions.

L’Œil et Le Gun
Blog tenu par Marie Van Moere – « L’œil et le gun parce que j’aime regarder l’œil noir du canon de l’arme. »

Marie Van Moere est l’auteure de Petite louve – Éd. Pocket.
« Pour venger sa fille, sauvagement agressée alors qu’elle rentrait du collège, une mère a commis l’irréparable. L’instinct a parlé. Les voilà toutes les deux en fuite sur les routes de Corse – la mère, aux abois, la gamine, petit bout de femme trop vite grandi –, traquées par la meute. Car celui que la femme sans histoire a tué, celui qu’elle considère comme un monstre, est aussi un fils, un frère appartenant à une famille de gitans sédentarisés. Une famille avec son passé et ses drames, à laquelle on ne s’attaque pas impunément.Sous un soleil impitoyable, les lois du sang et de la vengeance imposent leur cycle sans fin. »